La bio d'Aldrick Allal.

Une bio simple et efficace.

En 1975, je suis né en Allemagne d’un père militaire et d’une mère au foyer. Ma grand-mère, amusée que je naisse en Allemagne me donne un prénom germanique : Aldrick. Mon grand-père, excédé que je naisse dans le pays qui a capturé, torturé et assassiné son père me le reprochera toute sa vie. Difficile de pardonner la mort de son papa à ce peuple… Je m’oppose à cette étroitesse d’esprit mais je comprends.

Mon grand-père est décédé. L’espoir d’une réelle harmonie européenne a chassé la haine. Vive l’Europe !

Dans ma famille, il faut se battre pour exister ; c’est une chance pour un caractère volontaire comme le mien, c’est plus dur pour celles et ceux qui attendent tendresse et bienveillance de leur famille.

Un collège épouvantable où l’ennui le dispute à l’insolence de l’élève Aldrick qui ne tient pas en place.

Le concours d’entrée au Lycée Militaire pour devenir pilote de chasse : une motivation, une réussite. Mais la myopie vient contrarier mon projet ; j’abandonne les maths pour lire et lire, encore et toujours plus…

Le Bac C (scientifique) en poche, je pars en fac de Philosophie au grand dam de mes enseignants qui m’imaginaient en Math Sup…

Grâce à une bourse au mérite, j’effectue ma licence aux Etats-Unis. J’y enseigne jusqu’à 20 heures par semaine ; la passion est née ; enseigner pour changer le monde.

Mon Master Philosophie Morale et Politique obtenu, j’enseigne enfin à 100%.

En 1996, à 21 ans, je commence à enseigner.

En 2000, à 25 ans je crée ma première école le Cours Diderot avec 2000 euros (13000 francs). J’y enseigne, y fais le ménage le dimanche et travaille de 7h à 22h tous les jours, we compris.

J’en ouvre une 2e, une 3e, j’achète systématiquement l’immobilier car je convaincs les banques que le loyer sera moins cher…

En 2020, sur 17 campus, mon groupe emploie 600 personnes . Nous formons chaque année des milliers d’élèves et étudiants.

Je porte les gênes de plus de 20 nationalités du pourtour méditerranéen auquel un peu de sang Russe vient se mêler.

Mon nom à consonance exotique est originaire du Moyen-Orient. Allal signifie « le pur », « le divin » en arabe classique… tout un programme.

Et c’est là tout le génie de la France. Je suis Français, fier et redoutablement attaché à mon pays. La France est un rocher dans le tumulte de ma généalogie. La France est une nation protectrice où la liberté individuelle s’exprime sans réserve. Nous avons de la chance d’être Français.

Afin d’éviter tout malentendu : le nationalisme est un vice, le patriotisme éclairé, un devoir.

Mes ancêtres furent admirables : catholiques, musulmans et juifs ont accepté de vivre ensemble, de former une immense et inventive famille dont je suis un spécimen amusant.

Les 3 religions monothéistes habitent ma généalogie.

Français en 1975, je fus naturellement baptisé, puis confirmé. Le jour de la confirmation, l’évêque auquel nous avions tous écrits a lu ma lettre en pleine cérémonie. Il était question du doute et de la figure de la mère/femme dans la religion judéo-chrétienne. Il a eu tort. Son intérêt pour ma dissidence naissante m’a confirmé, en effet, que je n’étais pas fait pour croire mais pour douter, analyser, comprendre, refuser toute forme de révélation. Si l’évêque découvrait qu’il avait « confirmé » mon désengagement, regretterait-il sa lecture ?

J’ai donc choisi l’athéisme républicain. Montaigne, Pascal et Rousseau ont eu raison de Rome.

J’ai 3 fils : 1998, 1999, 2002. Ce sont des jeunes hommes dynamiques qui s’inscrivent à leur manière dans le chemin de l’entreprenariat tracé par leur père.

Ils ont compris que l’existence ne leur laisse aucun autre choix que vivre à 1000% : travailler, s’épanouir, construire une famille et donner du sens à leur vie.

Notre groupe saura profiter de ces forces vives. J’ai hâte qu’ils chassent leur père pour habiter Diderot Education à leur manière.

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